L’une des raisons pour lesquelles les gens ne sont pas heureux est qu’ils ne savent pas apprécier chaque journée qui vient. Ils vivent sans cesse dans le passé, le lendemain ou les années à venir, mais ne savent pas vivre l’instant présent.
Certains pensent « Vivement la fin de la journée », « Vivement la retraite », « Vivement que je sois marié », et ils vivent continuellement frustrés.
Le Seigneur nous donne Sa grâce et sa capacité pour vivre cette journée, et non celle de demain. Chaque jour est un don de Dieu dont nous devrions pleinement profiter.
Ainsi, levez le pied et prenez le temps d’aimer cette journée. Ne soyez pas sans cesse projeté dans l’avenir mais vivez un jour à la fois.
N’ayez pas non plus un regard blasé sur les petites choses de la vie mais laissez-vous attirer par elles. Sachez apprécier le champ des oiseaux, ce levé du soleil ou ce ciel étoilé. Dites à vos enfants ou votre épouse que vous les aimez, et ne considérez pas tout comme acquis.
Trop souvent, nous ne savons pas reconnaître ce qui est à nous et cela fait de nous d’éternels insatisfaits.
Certains, par exemple, se plaignent de recevoir du courrier et disent « A tous les coups, ça va être des factures », mais lorsque le facteur est en grève, ils se plaignent de ne pas avoir de courrier.
D’autres disent « Je serai heureux lorsque j’aurai des enfants », mais lorsqu’ils en ont ils disent « Ils sont si durs, vivement qu’ils quittent la maison ». Ensuite, lorsque ces enfants ont quitté la maison, ils disent « Que la vie était belle lorsqu’ils étaient là, je suis si seul maintenant. »
Des enfants se plaignent de leurs vieux parents, leurs manies les agacent, mais lorsqu’ils ont disparu, ils les pleurent.
Ne soyez pas ingrats et reconnaissez vos privilèges. Certains donneraient tout pour avoir votre travail, vos enfants, une famille. Ne critiquez pas vos proches, mais profitez plutôt pleinement du temps que vous passez en leur compagnie. Moïse dit :
Alors que je collectais les boîtes à lettres pour la Poste, un monsieur de quatre-vingt-dix ans est venu un jour à moi accompagné de sa fille de soixante-dix ans. J’ai senti entre eux un amour et une tendresse extraordinaire. Ils étaient tous deux plus proches de la fin de leur vie que du début et prenaient conscience de la valeur de la vie.
Je ne les connaissais pas, mais ils m’ont manifesté une attention et une gentillesse extraordinaires. Le vieil homme irradiait de sourires plus que l’ardent soleil de ce mois de juin.
Nos petites tracasseries quotidiennes n’ont aucune valeur au regard de la fragilité de la vie.
Mes amis, nous n’avons aucune garantie d’être là demain. Vous ne retrouverez pas plus tard le temps que vous n’avez pas consacré à ce que vous aviez autrefois.
Une jeune femme se fâcha un jour avec son père au sujet d’un homme qu’il ne voulait pas qu’elle fréquente, et ils refusèrent de se parler pendant des années. Longtemps plus tard, elle reçut un coup de fil de l’hôpital pour l’avertir que son père venait d’avoir une attaque cardiaque. Elle courut aussi vite qu’elle put, mais son père mourut entre-temps.
Lors des funérailles, elle dit « Papa, je regrette, je te pardonne, pardonne-moi, je t’aime. »
En passant devant un cimetière, Rebecca, une petite fille de huit ans, me dit un jour « C’est bizarre, mais j’ai remarqué que c’est toujours lorsque les gens sont morts qu’on leur offre des fleurs ».
N’attendez pas le jour des funérailles pour offrir des fleurs à vos proches ou leur manifester du respect. C’est aujourd’hui qu’ils ont besoin de votre amour et de vos encouragements.
Vivre un jour à la fois ne signifie pas que nous devions manquer de sagesse et négliger nos responsabilités, mais celles-ci ne doivent pas devenir si écrasantes que nous perdons de vue le but essentiel pour lequel Dieu nous a créés : vivre.
C’est un choix difficile à faire pour ceux qui sont très orientés vers un but.