Huit jours, sur le terrain, en Haïti : Rien ne peut arrêter l’œuvre de Dieu ! Pas même un tremblement de terre.
Ce 12 janvier 2010, il est environ 17 heures à Port au Prince. Le pasteur Vanel JEUNE, directeur de Radio Lumière nous raconte :
« J’étais dans mon bureau quand un grondement monta du sol, la terre semblait bouger sous mes pieds et je réalisai rapidement qu’il s’agissait d’un tremblement de terre. Je cherchai à sortir du bureau, mais ce n’était pas facile car tout bougeait et à plusieurs reprises, je tombai complètement déséquilibré. Péniblement, j’arrivai enfin à la porte du bureau qui ne voulait pas s’ouvrir, certainement coincée dans son cadre à cause du séisme. Pendant quelques secondes je me battai avec cette porte qui finalement céda. Traversant le couloir je dus recommencer la même lutte avec la porte extérieure avant de me retrouver dans la cour ».
Dans les rues, ce sont des cris, de la poussière, des personnes blessées, des regards apeurés et interrogateurs. Combien de temps cela a-t-il duré ? Quarante à soixante secondes, mais plusieurs nous diront : « C’était long, très long ! ». Le désastre est effarant, la capitale d’Haïti est comme une ville bombardée.
Un mois après le séisme nous sommes sur place avec Philippe, un frère de l’église de Villemomble, et Hugues, un frère qui nous conduit depuis Saint-Domingue où nous sommes arrivés, l’aéroport de Port au Prince étant fermé aux vols commerciaux. Après plusieurs heures de route, nous traversons la ville marquée par le drame et nos cœurs sont serrés en voyant les dégâts. Bien sûr, un accueil chaleureux nous est réservé en arrivant à la station de radio.
La grande majorité de la population vit dehors.
Ici, toute la vie se passe maintenant à l’extérieur. Dans les cours, dans les rues, à côté des maisons écroulées, on a tendu des bâches et installé ce qu’on a pu trouver dans les décombres : tables, chaises, matelas, bassines en plastique, etc... Le bord des rues, les cours et les terrains vagues, sont
maintenant occupés par ces installations précaires fabriquées avec les matériaux récupérés dans les ruines, des bâches de l’aide internationale et quelques tentes. Le spectacle est hallucinant. Et pourtant au milieu de toute cette détresse, les hommes et les femmes vivent à nouveau. Même si
parfois dans les regards on lit un certain désarroi : la vie a repris son cours.
Les louanges éclatent au milieu des ruines.
Dimanche matin, nous sommes invités à l’église de Delmas 17. Une grande église de plusieurs milliers de personnes où j’ai eu l’occasion dans les années passées d’annoncer la Parole de Dieu à plusieurs reprises. Le grand bâtiment de l’église s’est complètement écroulé lors du tremblement de terre et une trentaine de chrétiens ont perdu la vie. Le culte a lieu sur un terrain devant la maison du pasteur principal. Nous arrivons, il est vrai, avec un peu de retard, mais nous trouvons une foule serrée qui déborde sur la route. A plusieurs reprises nous avons remarqué cela en traversant la ville, le séisme n’a pas vidé les églises, au contraire, elles se sont remplies. Partout où l’on annonce la Parole de Dieu, la foule est immense. Les bâtiments qui sont restés debout débordent de monde, comme les terrains qui servent de lieu de culte. Le service d’accueil nous fraie un chemin au milieu de la foule qui loue et adore le Seigneur. Ici, rien ne laisse penser que ces personnes ont vécu un tremblement de terre. La plupart ont perdu tout ce qu’ils possédaient, certains ont été frappés par la mort de personnes proches, la grande majorité vit dans des habitations précaires, mais nous découvrons tout à nouveau ce matin que rien, même pas un tremblement de terre, ne peut arrêter le peuple de Dieu.
Des centaines d’hommes et de femmes donnent leur vie à Jésus.
Depuis cet évènement, beaucoup de personnes donnent leur vie à Jésus. Dans plusieurs endroits on nous signale des centaines de conversions. Des serviteurs de Dieu nous disent que c’est le moment d’évangéliser : aidez-nous !
C’est ce que nous ferons pendant notre séjour. Le dernier soir, dans une rue fermée pour l’occasion et devant une foule de plusieurs centaines de personnes, nous nous adressons en direct sur les ondes de Radio Lumière à des centaines de milliers d’hommes et de femmes dans tout le pays. Nombreux sont ceux qui acceptent Jésus, directement sur place, mais également derrière leur transistor.
Vous pouvez aider l’œuvre de Dieu en Haïti.
C’est la responsabilité du peuple de Dieu. Les œuvres humanitaires apportent une aide nécessaire mais qui ne répondra pas aux besoins de l’église. Par ces lignes, je veux vous donner l’occasion de participer, de façon précise et concrète, à un secours ou une aide à l’œuvre de Dieu en Haïti.
·Radio Lumière, la station de radio la plus écoutée en Haïti, atteint jusqu’à 3 millions d’auditeurs chaque jour. 80 personnes travaillent dans cette œuvre. Leur budget a été compressé au maximum. Les employés ne reçoivent plus de salaire mais une aide selon les possibilités. Deux repas leur sont servis chaque jour, la plupart d’entre eux ont tout perdu dans le séisme : logement, meubles, vêtement, etc… Pourtant ils continuent à travailler dans la cour, le bâtiment présentant des fissures inquiétantes. Concrètement, la station émet à nouveau de 3 heures du matin à minuit. Ils doivent produire leur propre électricité. Ils ont besoin au minimum de 500 € par jour pour tourner. Avant le séisme, leur fonctionnement était 4 fois plus important et le financement se faisait à 80 % par les haïtiens et 20 % par l’étranger. Aujourd’hui, le financement local est pratiquement nul. Voulez-vous participer à cette œuvre tellement importante sur le territoire haïtien ? Vous pouvez financer une journée (500 €) ou plusieurs jours. Chaque don est bienvenu.
·Notre école à Fond-Des-Nègres, à cent kilomètres au sud-est de Port-Au-Prince, scolarise 700 enfants défavorisés, de la maternelle à la 3ème. Nous commençons également à accueillir des orphelins venus de la capitale. Les bâtiments secoués par le tremblement de terre présentent des fissures importantes. Grâce à Dieu ils pourront être réparés en les renforçant par des poutres de béton. Nous ne pouvons pas faire ces travaux immédiatement car il faut attendre la fin des répliques qui peuvent durer de 6 à 12 mois. Actuellement, l’école a repris et les classes se tiennent en plein-air dans la cour. En avril la saison des pluies arrive. Afin de ne pas couper la scolarité des enfants, nous prévoyons de construire deux hangars, que nous pourrons conserver par la suite et qui nous permettront d’assurer les cours sans trop de perturbations. Des familles sur place peuvent se charger d’aménager le cloisonnement intérieur et les peintures. Coût de l’opération : 20000 €. Une autre façon d’aider en participant à cette construction indispensable pour assurer la scolarité des enfants.
·Deux églises à aider : « Vérité et Lumière » à Carrefour et l’église Delmas 17, prés de l’aéroport.
Beaucoup d’églises ont besoin d’être aidées, mais nous vous présentons ces deux églises, parce que nous connaissons bien leurs pasteurs et afin que vous sachiez exactement à quoi servent les dons.
Ces deux églises ont perdu leurs bâtiments et ont eu des morts et des blessés sous les décombres. Pour l’instant, il ne s’agit pas de reconstruire, mais d’apporter une aide d’urgence, à des centaines de familles chrétiennes. Il y a un grand besoin de nourriture et d’abris (bâches, toiles, etc…) avant l’arrivée de la saison des pluies.
Je viens de passer huit jours sur place. Je rentre bouleversé devant l’ampleur des dégâts mais encouragé par l’œuvre de Dieu qui ne s’arrête jamais, même dans les pires circonstances.
Merci de vos prières et de vos dons. Vous pouvez libeller vos chèques à l’ordre de AER (Action pour l’Evangélisation et le Réveil, notre association missionnaire). Vous pouvez préciser : pour la radio, pour l’école ou pour les églises, nous respecterons votre volonté et nous vous tiendrons informé du travail.
Si quelques serviteurs de Dieu voulaient se rendre en Haïti, je suis prêt à organiser le voyage et à vous accompagner. Sur place on sent la réalité de la situation que tous les reportages ne peuvent vous faire découvrir. C’est aussi un encouragement énorme pour les frères et sœurs là-bas.
Votre serviteur : Pasteur Jacques CHLEPKO
Commentaires
Que dieu nous benisse et qu'on fasse de bonne oeunre Posté par Ouerdaogo Mathieu le 16 mai 2010
que dieu nous aide et nous benisse!
Gloire à Dieu Posté par Formosa le 18 mars 2010
Super gloire a Dieu pour les conversion !:D quedes ames vienne au Seigneur amennn
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