Le départ de Jésus : De la tristesse à l’espérance par le Saint-Esprit

 lLe départ de Jésus : de la tristesse à l’espérance par le Saint-Esprit

Le jour où Jésus annonça à ses disciples qu'il allait les quitter, leur cœur fut profondément bouleversé. Ils avaient tout laissé pour le suivre. Pendant trois ans, ils avaient marché avec lui, écouté ses enseignements, vu des miracles extraordinaires et vécu des moments inoubliables. Comment imaginer la vie sans lui ?

Jésus connaissait leur tristesse. Il leur dit : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » Jean 14.1 Pourtant, malgré ces paroles rassurantes, certains disciples eurent du mal à accepter ce départ. Ils ne comprenaient pas.

Les disciples étaient remplis de questions, d'incompréhension et de tristesse.

Alors que les disciples voyaient une séparation, Jésus voyait un avenir rempli d'espérance. Il leur déclara : « Cependant je vous dis la vérité : il est avantageux pour vous que je m'en aille ; car si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. » Jean 16.7

Quelle parole étonnante ! Comment un départ pouvait-il être une bonne nouvelle ?

Parce que Jésus savait que le Saint-Esprit allait venir habiter dans le cœur de tous ceux qui croiraient en lui. Les disciples ne perdraient pas Jésus ; ils le retrouveraient autrement, d'une manière encore plus profonde. La tristesse s'est transformée en joie.

Avant sa mort, Jésus leur avait également annoncé : « Vous serez dans la tristesse ; mais votre tristesse se changera en joie. » Jean 16.20. Et c'est exactement ce qui arriva.

Après la résurrection, les disciples retrouvèrent Jésus vivant. Leur désespoir fit place à une immense joie. Puis, après son ascension et la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte, ils reçurent la force, le courage et la paix pour annoncer l'Évangile au monde entier. Ce qu'ils considéraient comme une perte était devenu le début d'une extraordinaire mission.

Nous aussi, nous traversons parfois des situations que nous refusons d'accepter.

Nous pouvons nous demander : « Pourquoi cela m'arrive-t-il ? » ; « Pourquoi Dieu permet-il cette séparation ? » ; « Pourquoi cette porte se ferme-t-elle ? »

Sur le moment, nous ne comprenons pas toujours. Comme les disciples, nous regardons avec nos yeux humains, tandis que Dieu voit déjà ce qui nous attend.

Une période difficile peut développer en nous la patience, et une confiance plus profonde en Dieu.

Cela ne signifie pas que la douleur n'est pas réelle. Jésus n'a jamais reproché aux disciples leur tristesse. Il les a simplement invités à lui faire confiance, même lorsqu'ils ne comprenaient pas tout.

Un « au revoir » n'est pas toujours un adieu. Dans la vie, certaines séparations ne sont pas définitives. Parfois, Dieu permet une distance pour préparer quelque chose de meilleur. Deux personnes peuvent s'éloigner pendant un temps, grandir chacune de leur côté, puis se retrouver avec davantage de maturité.

Les disciples ont dit « au revoir » à Jésus lorsqu'il est monté au ciel. Pourtant, ce n'était pas un adieu.

Aujourd'hui encore, cette promesse est vraie pour chacun de nous.

Si tu traverses une séparation, un changement ou une situation que tu n'acceptes pas encore, souviens-toi que Dieu voit plus loin que toi. Ce qui ressemble aujourd'hui à une fin peut être, entre ses mains, le commencement d'une nouvelle histoire.

Fais-lui confiance. Derrière certaines portes qui se ferment, Dieu en prépare souvent de plus belles. Et derrière certaines larmes peut naître une joie que nous n'aurions jamais imaginée.

Rédaction rfe — Dina Viomesnil